C’est l’évènement de cette édition 2024 du FEMI, la projection en exclusivité du documentaire retraçant l’affaire Claude Jean-Pierre.

Le documentaire, réalisé par David Parra-Serrano, écrit et produit par Harry Roselmack (HTO Production) et co-produit par Brother Jimmy (Indraline Production), revient sur l’affaire qui avait ému la Guadeloupe en 2020: le décès brutal de Claude Jean-Pierre dit Klodo, sexagénaire, suite à un contrôle de gendarmerie dans la ville de Deshaies.

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Un non-lieu, rejeté par le juge d instruction, avait été prononcé par le procureur de la République de Basse-Terre, Xavier Sicot, malgré les images de vidéosurveillance et les rapports d’autopsie accablants du CHU de Pointe-à-Pitre.
Un documentaire choc qui interroge
Pour la première fois en Guadeloupe, un documentaire revient sur trois cas de violences policières meurtrières qui ont marqué l’opinion publique guadeloupéenne de ces quarante dernières années.
(Réal: David Parra Serrano, Production: HTO Production et Indraline Production)
Outre l’affaire Claude Jean-Pierre, le documentaire raconte les cas de Charles-Henri Salin en 1985 et de Didier Assor en 2017.
L’affaire Charles-Henri Salin et Didier Assor


Charles-Henri Salin: un jeune Guadeloupéen a été abattu par un gendarme à Boissard, à Pointe-à-Pitre, le 18 novembre 1985.
Charles-Henri Salin était un lycéen. Ce soir du 18 novembre 1985, il sort du cinéma, son cartable sur le dos. Sa route croise celle d’un convoi de gendarmes patrouillant à Boissard à Pointe-à-Pitre.
Il sera tué par trois balles, reçues en plein thorax, du pistolet-mitrailleur de Michel Maas, maréchal des logis de la gendarmerie.
Didier Assor, abattu chez lui par un gendarme, en 2017 à Trois-Rivières
Didier Assor, 45 ans, souffrait de schizophrénie. Le jour de sa mort, son père avait fait appel au SAMU, pour le faire hospitaliser.
Une brigade de gendarmerie avait été appelée en renfort, car l’homme s’était retranché chez lui, muni d’une arme blanche, un couteau. Les militaires n’ont pas réussi à maîtriser le forcené. L’un d’eux a ouvert le feu et a tué le quadragénaire.
Didier Assor a reçu sept balles. L’autopsie du corps a aussi révélé une huitième marque, qui correspondrait à un tir de flashball.
Justice républicaine ou coloniale ?
Durant 1h30, le documentaire, s’appuyant sur les témoignages des familles, des avocats, des témoins et d’experts, met en perspective le rapport police-justice dans notre société post-coloniale.
Projection en exclusivité

Le documentaire sera projeté en avant-première, en présence des familles et de l’équipe de tournage, le mardi 23 avril lors du FEMI 2024 au Ciné-Théâtre du Lamentin à 18h.