La 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) se tient, aujourd’hui samedi 22 février au palais des sports de Ouaga 2000. Le FESPACO a été créé en 1969 sous la dénomination de « Premier Festival de cinéma africain de Ouagadougou ».
La première édition du FESPACO a eu lieu du 1er au 15 février 1969. Cette première édition a réuni cinq pays africains : le Sénégal, la Haute Volta (actuel Burkina Faso), la Côte d’Ivoire, le Niger et le Cameroun et deux pays européens : la France et les Pays-Bas.

Cette année, 235 films seront projetés contre 130 films en 2023, représentants 48 pays avec pour thématique : « Cinémas d’Afrique et identités culturelles ».
Le Tchad à l’honneur
A l’instar du Mali en 2023, le Tchad est le pays invité d’honneur en 2025, choisi en fonction des relations de coopération qu’il entretient avec le Burkina Faso dans le domaine de la culture et de son engagement pour le développement de l’industrie du cinéma et de l’audiovisuel africain.

Un festival sans Souleymane Cissé

Le FESPACO 2025 s’ouvre au lendemain de la disparition de l’emblématique réalisateur malien, Souleymane Cissé, décédé brutalement mercredi (19.02.2025) à l’âge de 84 ans à Bamako.
Souleymane Cissé est mort après avoir tenu une conférence de presse dans la matinée et devait participer à la 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou.
L’évènement lui rendra certainement un vibrant et mérité hommage.
Le Burkina, pays organisateur de cet évènement culturel, a salué « une figure emblématique du cinéma africain et un cinéaste engagé qui a consacré toute sa vie au 7e art africain », dans un communiqué publié mercredi soir. Il aurait dû présider le jury « fiction long-métrage » pour la 29ème édition du Fespaco.
Place au cinéma: film d’ouverture
L’honneur du film d’ouverture est réservé au réalisateur mauritanien, Abderrahmane Sissako (César du Meilleur Film e 2015 avec Timbuktu).

Ce sont 20 000 festivaliers qui sont attendus jusqu’au 1er mars.